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  • Fédération Assyrienne de France

Témoignage du 18 juillet 2019

Mis à jour : mai 9

Besançon, France


« Je suis née en 2002 à Karamlesh, village situé près de la ville de Mossoul en Irak. A l’époque, le village n’était pas très sûr, mais au moins j’étais entourée de ma famille et de mes amis et je passais le plus clair de mon temps à étudier, à faire du sport et à prendre du bon temps.


En 2014, la situation a commencé à empirer en Irak, notamment à Mossoul.Quand je me suis réveillée le 10 juin 2014, Daesh s’était emparé de ma ville. Nous avons été obligés de partir, en laissant derrière nous nos amis et nos maisons. Nous nous sommes réfugiés à Erbil, une ville au nord de l’Irak. Malgré le fait qu’il s’agissait de la ville irakienne la plus sûre pour les chrétiens, nous n'avions pas le droit d'aller à l’école et avons donc été déscolarisés pendant six mois. Par la suite, le gouvernement irakien a fait construire des caravanes pour que nous puissions étudier, mais à ce moment-là il ne restait que deux mois avant la fin de l'année scolaire. Les conditions étaient telles que nous étions plus de quarante étudiants entassés dans chaque classe.


De 2015 à 2016 j’ai étudié dans une école plus éloignée de chez moi où il n'y avait pas beaucoup d'élèves. Je m’y sentais mieux, mais la situation économique empirait, et mon père ne trouvait pas de travail.

Au début de l’année 2017, ma ville a été libérée de Daesh.

Quand nous avons décidé d’y retourner, nous avons découvert que tout avait été brûlé et pillé. Tout le travail fourni par mes parents durant ces longues années pour construire notre vie avait été détruit en un claquement de doigt.


Finalement, c’est après quelques temps que nous avons demandé un visa pour la France.

En arrivant ici, je ne parlais pas un mot de français et j'ai eu beaucoup de difficultés à apprendre la langue, mais maintenant je me sens beaucoup plus à l’aise.

Certes ma vie a changé et j’ai traversé beaucoup d’épreuves, mais j'ai toujours espéré que les jours à venir seraient des jours meilleurs. Aujourd’hui, je suis au lycée et j’espère avoir l’opportunité d’aller à l’université pour y faire des études supérieures. »

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